« Éthique », c’est un mot qu’on voit partout. Chez Floraluna, on préfère le montrer : d’où vient notre électricité, ce que devient l’eau de nos alambics, comment nous travaillons les plantes, du champ à l’alambic. Visite guidée, dessins à l’appui.

Un atelier 100 % électrique, une électricité verte
À la distillerie de Los Masos, tout fonctionne à l’électricité : les alambics, le bureau, le laboratoire. Pas de chaudière à combustible, pas de cheminée qui fume : seulement un tableau électrique, et un doigt qui appuie sur le bouton au début de chaque distillation.

Cette électricité est 100 % verte et nous est fournie par Llum, un fournisseur local qui produit à partir d’hydraulique, de solaire et de méthanisation. Dans notre approvisionnement, c’est donc 0 % de nucléaire, et bien plus encore.

L’eau de nos alambics : un circuit fermé de 300 litres
Distiller, c’est transformer de la vapeur en liquide. Pour cela, il faut refroidir, et refroidir demande de l’eau, beaucoup d’eau. Dans beaucoup d’ateliers, cette eau de refroidissement est utilisée une fois puis rejetée. Chez nous, elle tourne en circuit fermé : toujours les mêmes 300 litres.

Comment ça fonctionne ?
- La vapeur monte. Nos deux alambics, de 500 et de 1 000 litres, envoient leur vapeur chargée d’essences vers un condenseur commun, le serpentin.
- L’eau froide la condense. Au contact du serpentin, la vapeur redevient liquide : c’est le distillat (l’hydrolat, ou l’huile essentielle selon la plante).
- L’eau, elle, s’est réchauffée. Elle part vers un refroidisseur à air, installé à l’extérieur.
- Elle revient refroidie. Une pompe la renvoie vers le condenseur, et le cycle recommence.

Comme le circuit est fermé, nous ne remplaçons que ce qui s’évapore.
Comment arrive-t-on à ce chiffre ? Nous réalisons environ 50 distillations par an, d’environ 3 heures chacune, plus le nettoyage, un quart dans l’alambic de 1 000 litres et trois quarts dans celui de 500 litres. Sans circuit fermé, l’eau de refroidissement de toutes ces heures serait perdue. Il s’agit d’une estimation, pas d’un compteur : nous préférons vous le dire.
Être éthique « à tous les niveaux »
L’énergie et l’eau ne sont qu’une partie de l’histoire. Voici le reste de nos engagements, tels que nous les vivons au quotidien.

- Agriculture biologique et Nature & Progrès : nos plantes et nos préparations sont certifiées selon les références.
- Des formulations sans additifs.
- Un bâtiment éco-conçu, en bois local.
- De l’agroforesterie : des arbres et des cultures qui cohabitent sur la même parcelle.
- Des récoltes manuelles, à la serpette, avec très peu de motorisation.
- Des cueillettes respectueuses des plantes sauvages et de leur milieu.
- Une association de producteurs pour un sourcing local.
- Une vente en circuit court, notamment dans des magasins de producteurs et des Biocoop locales.
- La transmission du savoir : la distillerie accueille le public, de tous les âges.

Vos questions sur la distillerie Floraluna
Où se trouve la distillerie Floraluna ?
À Los Masos, dans les Pyrénées-Orientales, au pied du Canigou. La distillerie familiale a été créée en 2011.
Qui est Llum, votre fournisseur d’électricité ?
Un fournisseur local qui produit son électricité à partir d’hydraulique, de solaire et de méthanisation. Tout notre atelier y est branché : alambics, bureau, laboratoire.
Comment fonctionne le refroidissement des alambics ?
L’eau circule en circuit fermé de 300 litres entre un condenseur commun, un refroidisseur à air et une pompe. Nous ne remplaçons que l’eau qui s’évapore.
Vos produits sont-ils certifiés bio ?
Oui : nos produits sont certifiés agriculture biologique et/ou Nature & Progrès, selon les références.
Venez voir ce que ça donne dans le flacon
Hydrolats, huiles essentielles, alcoolatures : découvrez les plantes que nous cultivons, cueillons et distillons à Los Masos.
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